mardi 16 novembre 2010

Les dimanches !





Le château !




Devant la maison ma soeur, notre marraine Madame Charlotte Lang, mon fils Grégory et moi !


Il y avait une ferme avec vaches, chevaux, poulaillers, clapiers etc,  et un âne "Cadichon", un cheval de trait "Jeannette"sur lequel ma mère s'amusait comme une gamine en le montant à cru , des paons qui me poursuivaient quand j'essayais de leur arracher les plumes qui soi-disant portaient malheur, des paonnes blanches avec leurs aigrettes, plus douces qui protégeaient leurs petits et qui évoluaient en toute liberté.

Combien de fois ai-je agité un chiffon rouge devant le taureau sans réaction mais qui de temps en temps chargeait sans provocation de ma part, car pour atteindre la forêt de St Amand qui bordait la propriété il fallait traverser son pré et les fossés ...

Et puis il y avait les souterrains interdits mais plein de mystère où se cachait le fameux trésor, alors là quel terrain de jeu magique et effrayant !

Il y avait un étang couvert de nénuphars où mon grand-père et mon père pêchaient et une barque interdite mais utilisée en cachette et là, c'était ma version "Pirates des Caraïbes" !
Pauvres nénuphars et si la barque n'a pas chaviré...
Cueillir un nénuphar en tirant dessus, c'est voué à l'échec et dangereux et le fermier qui était aussi le garde, était à mes yeux un sale rapporteur !

Quand l'hiver était rigoureux et que l'étang et les canaux étaient gelés, on patinait et je me souviens petite être passée sous la glace et heureusement ma mère était là !

Il y avait pleins de petits ponts de bois jetés, au-dessus des canaux, parfois en mauvais état ce qui  les rendaient plus dangereux mais ...plus amusants !

La saison que je détestais le plus, c'était la période de la chasse car mon parrain avait déclaré une guerre sans fin aux sangliers qui se vautraient dans les champs de blé ou d'avoine et compromettaient les récoltes évidemment.

Pour sauver les lapins et les perdrix, quand les chasseurs épaulaient leurs fusils, je hurlais à pleins poumons mais j'étais vite évinçée de la partie de chasse et ramenée à la maison avec une tape sur les fesses !

Les salamandres, les tétards, les grenouilles et les tritons, que de journées passées à attraper ce petit monde pour ramener ces pauvres bêtes dans un bocal à  la maison à Lille où mes copains se les partageaient ensuite !

Je me souviens de ces arbres séculaires si grands, si vieux et de leurs inscriptions en latin ou autre que je recopiais soigneusement car ces messages étaient pour moi des indices pour le fameux trésor !
Ah, ces moments délicieux où entraînant la fille du fermier, nous escaladions ces arbres si protecteurs car leurs branches si grosses étaient de véritables fauteuils et ainsi étions les reines du monde en observant ce qui nous entourait et en dévorant notre goûter !

Parfois on emmenait un de mes amis le dimanche et ainsi j'étais très fière de faire découvrir cet endroit magique et  le "Château" car il y avait des grandes pièces avec des passages secrets !

Il y avait une tourelle, peut-être un pavillon de chasse ... dans une prairie, la base était faîte de pierres bleues comme du verre, avec un pigeonnier dans son clocher, on accédait à l'étage par un escalier de bois et sur les murs étaient peintes des fresques.
A chaque point cardinal une ouverture, une fenêtre où il faisait bon être l'été quand il faisait très chaud !

Il me faut trouver maintenant des photos qui illustrent tout ça !

D'abord les photos d'archives !



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Le Château de Vicoigne !

Fille du Nord dans l'âme, en feuilletant le journal  la Voix du Nord, je suis tombée sur un article qui parlait de l'Abbaye de Vicoigne où j'ai passé mes dimanches d'enfant et d'adolescente puique mon parrain et ma marraine étaient les propriétaires de ce lieu et du "Château" construit dans le parc de cette ancienne Abbaye.